Petits tours aux Baléares
en 1997 et 1998

vol. 1 Le Cabo Creus, Cadaques et environs

A l'époque Antlia fait trempette à Gruissan. Il s'agit donc de descendre au S et contourner le cabo Creus, encore qu'il y a un mouillage sympathique sur la partie N à Port de la Selva quoiqu'un peu exposé quand la tramontane souffle bien. De l'autre coté du Cabo Creus se trouve Cadaques, vaste échancrure permettant un mouillage sûr par tramontane mais franchement rouleur voir intenable si le vent et la houle du S à SW s'y engoufre.


cabo Creus

 

Aspect de la côte, très découpée, du cabo Creus. Ici près de Cadaquès.
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Cadaques

 

Cadaques se trouve dans une grande échancrure dans la partie S du cabo Creus.
L'arrivée de nuit nécessite de longer la partie gauche car la partie droite est très malsaine (nombreux rochers)
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Cadaques entrée

 

Cette photo est prise de la partie N de l'entrée de Cadaques et montre les rochers qui guettent
le navigateur imprudent (il y en a d'autres aussi à droite). A l'époque héroïque de la navigation sans GPS
(qui ne servent pas qu'à repérer les radars sur la route), l'arrivée de nuit, en revenant des Baléares,
consistait à s'approcher du petit phare (au dessus de l'antenne du petit chalutier bleu) et ensuite
à viser l'église blanche très visible en s'aidant de la carte détaillée du SHOM.
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Port Lligat

 

Sur la partie N du cabo Creus, juste à côté de Cadaques se trouve Port Lligat (au premier plan l'enceinte
de la propriété de Salvador Dali). C'est un mouillage délicat, exposé à la tramontane, de mauvaise tenue
et les rochers ne sont pas loins. Appréciable si la houle du SW rend le mouillage de Cadaques trop rouleur.

 

Moussaillons

Ces deux étés je suis parti avec Jivan (14,5 ans à l'époque) en 1997 et Benoît (15,5 ans). L'amusant c'est que ce n'est nullement sur une "bourse des équipiers" que je les ai rencontrés (à part des zappeurs, des pas nets du Net et des profiteurs, je n'ai jamais rencontré quiconque de valable sur ces "bourses"), mais sur des forums Usenet de programmation. Comme quoi le copinage "normal" qui s'établit naturellement est encore le meilleur moyen de rencontre. Mais il s'agissait déjà d'une époque révolue. Outre que les actuels jeunes ne s'intéressent nullement à la navigation et ne cherchent absolument pas à copiner, surtout avec "un-vieux-qui-ne-comprend-pas-les-jeunes", mais les parents leur refusent la moindre parcelle d'autonomie. Ainsi un garçon de 16 ans qui avait passé une annonce pour se perfectionner en croisière (exceptionnelle exception) et que j'avais contacté, s'est fait refuser vertement par ses parents d'aller voir un vieux dégueulasse rencontré sur Internet. Du coup, en fouillant bien dans ma bibliothèque d'images j'ai trouvé CECI qui doit correspondre sûrement à mon portrait fantasmé par les parents en question (mais je jure que mes oreilles sont moins longues).

 

Jivan en slip

 

Venu me voir parce qu'il tournait quelque peu en rond dans ses congés scolaires
Jivan n'était pas très à l'aise en bateau et a passé l'essentiel de la traversée
à polluer la Méditerranée et à rester allongé sous le soleil exactement
(juste en dessous) à attraper des sévères coups de soleils. Mais c'était
un garçon d'une grande culture (pour son âge) et qui aimait discuter de tout
et n'avait pas peur de la polémique (maintenant des soit disant étudiants
fuient dès qu'un point de désaccord est soulevé, incapables qu'ils sont
de la moindre capacité rhétorique).

 

 

Benoît à la barre

 

Benoît, lui, ne craignait pas les coups de soleil (un petit catalan de la banlieue de Carcassonne)
et était nettement plus à l'aise en navigation car étant de nature plus "physique"
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Cabo Creus et Benoît

 

L'une des multiples échancrures du cabo Creus qui justifient son nom
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La pêche aux thons (modèle bonite)

Appréciée des cambuses, ces petits thons qu'on trouve en haute mer sur la route des Baléares ne sont pas difficiles à pêcher avec une ligne de traîne solide et un bon moulinet (ce ne sont pas des maquereaux). Le meilleur leurre est le Rapala modèle petit maquereau de 10 cm environ. La difficulté consiste à les inviter à monter à bord car ils font des manières. En fait ils se débattent tellement à ce stade que le décrochage est possible. Lors d'un incident de ce type le Rapala fut projeté avec tellement de force qu'une pointe d'hameçon s'enfonça profondément dans mon doigt. Impossible de le sortir autrement que par une incision au cutter. Instrument que je mis dans les mains de Jivan en lui disant "tu coupes et tu ignores les cris de douleur". De nous deux ce fut pourtant lui qui grimaçait le plus. La meilleure technique consiste à crocheter le thon sous l'opercule quand il est à portée, ce qui provoque l'hémorragie et la mort immédiate, puis à passer un noeud coulant (modèle pendu) autour de la queue et de le laisser pendre au portique arrière en évitant de le mettre dans le cockpit car il y aura du sang partout.

 

 

Jivan avec un thon

 

Jivan avec un thon
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Benoît avec un thon

 

Et Benoît aussi
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On en a assez mis sur cette page pour ne pas trop impatienter les visiteurs
qui ont une connexion lente, la suite est à voir en cliquant sur la
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